Hier on vous annonçait notre participation au GBC500 – Le Gravel Bikepacking Challenge 500, un défi de 500 km et de 5500 mètres de dénivelé positif sur les chemins de traverse des Cantons-de-l ‘Est! Une fois le départ lancé le 14 août à 7h00, les participants ont 6 jours pour compléter les 500 km en totale autonomie, sans assistance.

L’idée derrière ce défi est de faire découvrir la région des Cantons-de-l ‘Est par de magnifiques chemins moins connus des cyclistes. Des chemins qui traversent les typiques villages de la région et permet d’aller à la rencontre de ses commerçants. Pour deux filles en pleine élaboration d’une nouvelle gamme de voyage d’aventure à vélo partout au Québec, le défi devenait une opportunité et un moteur pour nous pousser à pédaler un maximum de routes de terre au Québec. D’un, pour s’entraîner et de deux, pendant le défi. Comme on est bonne en math, on a fait 1+ 1 et on a payé notre inscription!

Comme si le défi n’était pas assez grand, Geneviève nous a fixé l’objectif de le finir en 4 jours. Pour quoi le faire en 6 quand on peut le faire en 4 !?  Gen, c’est ma boss depuis 12 ans alors, pas le choix, j’écoute, 😉 et ce même si l’anticipation des longues journées (125 km / jours), des longues montées (des journées à + de 1500 m de dénivelé +), des crampes dans les jambes et de la fatigue qui allonge la route me donne un peu le vertige.

En totale autonomie ça veut aussi dire être en mesure de réparer nos montures nous-mêmes. Ah ben voilà un défi supplémentaire, celui de maîtriser l’art de la mécanique vélo à laquelle pour le moment nous ne connaissons pas grand-chose ni l’une ni l’autre. La semaine dernière, j’ai dû changer ma première chambre à air sur roue arrière. Une première petite victoire! C’est grâce à ces apprentissages forcés, et ne soyons pas trop téméraire, un cours de mécanique de vélo qu’on apprendra à bien connaître nos partenaires à deux roues afin de leur donner les soins dont ils auront besoin pour nous mener au fil d’arrivée.

N’étant ni une ni l’autre des athlètes, moi encore mois qu’elle, on compte sur notre force de caractère et quelques jujubes pour nous mener à la ligne d’arrivée. 20 ans pour Gen et 12 ans pour moi à l’emploi de Windigo Aventure a su forger notre force de caractère, notre détermination et notre résilience. Opérer des voyages d’aventure aux quatre coins de l’Amérique-du-Nord apportent son lot de défis de toute sorte. Ce défi vélo n’en sera qu’un de plus à affronter ensemble.

Bon comme la force de caractère n’est probablement pas suffisante pour rouler 500 km et que ça prend sûrement aussi un peu de muscle de jambes et de cardio, on s’entraîne quand même un peu en attendant.

Ma première sortie du printemps s’est faîte dans la région du Centre-du-Québec. Un carré pas trop long pour se mettre en jambe en début de saison et qui offre l’opportunité d’ajouter une randonnée jusqu’au sommet du Mont-Ham. Les conditions de route étaient belles et les paysages agricoles au sommet des vallons contribuaient à me couper le souffle tout aurant que les montées. En ce petit dimanche de printemps j’ai croisé davantage de vaches que de voitures : clairement un des avantages de troquer le vélo de route pour le vélo de gravelle et de parcourir les chemins secondaires.

Envie de tester la même route? Par ICI!

La région du Centre-du-Québec a tellement à offrir aux adeptes du vélo de garnotte : de niveau intermédiaire à élite, la Véloroute des Appalaches comptent 10 boucles qui vous mène sur les chemins de campagnes entre vallées et sommets.  Pour les itinéraires c’est par ICI!

Si vous choisissez de cadenasser votre vélo et de vous aventurer sur les sentiers du Mont-Ham je vous suggère fortement le sentier Intrépide : une montée cardio, sportive et un brin athlétique. L’ascension d’une durée d’environ 1 h 15, vous fait gagner 365 mètres d’élévation sur seulement 1.7 km avec une dernière section accidentée avant son sommet rocheux spectaculaire. La vue 360 permet d’admirer la route parcourue à vélo et celle qui reste à parcourir. Pour le retour empruntez le sommet panoramique qui permet une descente progressive. Vos genoux vous remercieront de cette attention juste avant de remonter sur votre monture.

Je vous partagerai dans les semaines à venir mes différents trajets sur les routes du Québec en espérant vous inspirer à rouler vous aussi sur nos chemins forestiers et agricoles. Semaine prochaine, direction les Laurentides.

À bientôt!

Jo

Retour au blogue